Françoise Lécuyer-Champagne nous a quittés. Des Amis du Perche témoignent …

Françoise Lécuyer-Champagne, au château Saint-Jean de Nogent-le-Rotrou (crédit : Pascal Barrier, Facebook : Pays du Perche).

Son sourire avait marqué, en mars 2011, le 1er numéro du Hors-série de Pays du Perche : « 100 qui font le Perche » (p. 51). Vendredi matin, après une longue maladie, Françoise Lécuyer-Champagne (ancienne directrice de l’Ecomusée du Perche, actuelle conservateur du musée du Château Saint-Jean de Nogent) nous a quittés.

Elle aurait du inaugurer l’exposition « Le Perche et les photographes de 1840 à 1940 » dont l’inauguration eut lieu samedi 5 juilllet à 18h00.

De nombreuses personnes ont souhaité apporter leur témoignage :

Discrète par nature et forte dans ses convictions.

   La disparition de Françoise me marque profondément car j’avais tout d’abord eu l’occasion de la rencontrer au musée de Saint-Gauburge, puis nous fûmes nommés la même année à Nogent-le-Rotrou en 1988. Quand je pense à elle, je l’associe à chaque fois à une expression « discrète par nature mais forte dans ses convictions ». Elle n’hésitait pas à défendre ses idées tant quand il s’agissait des nombreuses expositions de grande qualité qu’elle a monté que du château dont elle avait « la garde ».
Pétrie de fortes qualités humaines, le respect des individus passait avant tout. De plus, elle sut vraiment créer un esprit d’équipe au sein du personnel du château. C’est véritablement un grand vide qu’elle laisse. Mille pensées pour elle.
Christian FOREAU, Directeur des affaires culturelles (28400 NOGENT LE ROTROU)

La tristesse de la rédaction de Pays du Perche

Sociologue et ethnologue de formation, elle avait dirigé l’écomusée du Perche pendant 10 ans et était devenue le conservateur du musée du château Saint-Jean à Nogent-le-Rotrou en 1988. Pendant 26 ans, elle s’est consacrée à « son » musée, menant une politique d’exposition ambitieuse, tout en travaillant activement à des recherches sur l’histoire des habitants de Nogent, extraordinaire travail qui s’est traduit par trois expositions et autant de publications : le Roman des Nogentais, dont le dernier volet, la période révolutionnaire, 1779-1802 a eu lieu en 2012. Elle travaillait à un dernier volet qu’elle n’a pu mener à son terme.
Elle aurait dû inaugurer l’exposition « Le Perche et les photographes » ce samedi 5 juilllet à 18h00, exposition qui lui tenait à coeur et à laquelle elle a travaillé ces deux dernières années malgré sa bataille contre la maladie. Pour ceux qui le peuvent, votre présence au château le samedi 5 juillet à 18 heures sera une manière de lui rendre hommage.
L’équipe de Pays du Perche s’associe à la douleur de son mari Jacques et de leurs enfants, à celle de l’équipe du musée du château Saint-Jean et à celle de ses proches, et en particulier Alain Morin, notre président, à qui elle adresse toutes ses condoléances.

Nathalie Fey (rédactrice en Chef) et toute l’équipe de rédaction de Pays du Perche.

« Une relation d’amitié et d’estime, qui disparaît avec Françoise ».

C’est une relation d’amitié et d’estime qui disparait avec Françoise. Je l’ai accueillie au musée de Ste Gauburge vers 1978, lorsque j’en étais l’un des administrateurs avec Philippe Siguret, Armand Gouyon, M. Renié, Jean Massiot, M. Hubert. Je l’ai aidée à s’installer dans cette espèce de cabane de berger que l’on atteignait en grimpant un escalier rustique…et qu’elle abandonnait l’hiver faute de chauffage. Les premières années, elle s’est souvent sentie bien seule près de son école-chaumière…et de son prieuré ouvert à tous vents, avant que l’on ne mette en chantier le bâtiment qui abrite désormais les collections.

Nous étions jeunes, elle encore plus que moi. Elle découvrait le monde du Travail et allait rapîdement gravir les échelons pour devenir la directrice que l’on a connue et appréciée, la dynamique animatrice et la conceptrice de remarquables expositions du château Saint-Jean.

Jacky Lecomte, secrétaire général adjoint de la Fédération des Amis du Perche, premier vice-président des Amis du Perche de l’Orne.

Le comité scientifique des Amis du Perche endeuillé

Affiche de l'exposition, réalisée par Gwénaëlle Hamelin.

Affiche de l’exposition, réalisée par Gwénaëlle Hamelin.

Le comité scientifique de la Fédération des Amis du Perche vient de perdre l’une de ses membres. A la demande de mon prédécesseur et président d’honneur René Andrieu, elle avait intégré le comité scientifique. Avec modestie et gentillesse, Françoise Lécuyer-Champagne apportait ses compétences, favorisait les débats pour enrichir les travaux du comité scientifique. Ainsi, lors de la préparation du colloque 2011, sur « la Révolution-au-Perche, 1789-1799 : rupture ou continuité? », avec Gwénaëlle Hamelin sa fidèle adjointe, elle avait accepté d’organiser une manifestation conjointe au château Saint-Jean. C’était le 3ème volet du Roman des Nogentais : La révolution à Nogent (1779-1802).

La disparition de Françoise est une perte pour le musée du château Saint-Jean, pour la ville de Nogent-le-Rotrou, pour le Perche, et donc pour les Amis du Perche. Madame, Que votre âme repose en paix. Toutes nos condoléances à sa famille et ses amis. Toutes nos sympathies à l’équipe du musée du château Saint-Jean.

Jean-François Suzanne (président) et toute l’équipe du comité scientifique de la Fédération des Amis du Perche.

« J’ai aimé nos collaborations »

J’ai aimé nos collaborations, j’ai aimé sa simplicité et sa présence discrète….

Servanne Desmoulins-Hémery, conservateur des Antiquités et objets d’art de l’Orne.

« Cette nouvelle affreuse me bouleverse ! »

La dernière exposition lancée par Françoise Lécuyer-Champagne.
(crédit : Facebook Musée du château Saint-Jean, Nogent-le-Rotrou).

Je n’avais pas revu Françoise depuis son passage à Mortagne pour préparer l’exposition « le Perche et les photographes, 1840-1940 ».

Nous avions pris nos fonctions à peu près en même temps et voguions, certes dans des eaux et des bâtiments différents. Mais nous nous retrouvions pour les événements d’ancrage commun et d’importance pour le Perche. C’était une femme de valeur dans son domaine, et sa personnalité sympathique et souriante favorisaient le contact et la collaboration. C’est une grande perte pour Nogent et pour le Perche.
Toutes mes condoléances à ses proches et à ses collaborateurs.
Catherine Guimond, Directrice de la médiathèque de Mortagne-au-Perche et conservateur du musée Alain de Mortagne.

« Le souvenir d’une présence lumineuse »

Lorsque je suis allée interviewer Françoise en 2011 pour Pays du Perche (« 100 qui font le Perche »), nous ne nous étions jusque alors jamais croisées. Impressionnée par l’ampleur de ses connaissances et de ses réalisations, j’imaginais une rencontre passionnante mais quelque peu austère. Il n’en fut rien tant Françoise montra de simplicité, de modestie et de douceur. Outre la richesse du travail qu’elle a su apporter à notre région, le courage avec lequel elle a affronté la maladie, je garderai d’elle le souvenir d’une présence lumineuse: celle des personnes aussi belles au-dedans qu’au-dehors.

Laurence de Calan

Du côté de la presse :

Face à une centaine de personnes, Gwenaëlle Hamelin a rendu un bel hommage à Françoise Lécuyer-Champagne.
(crédit : BAPTISTA Gwenael, www.lechorepublicain.fr)

# « Françoise Lécuyer-Champagne nous a quittés », mis en ligne sur www.le-Perche.fr, le jeudi 10 juillet 2014.
# Gwenaël Baptista, « Françoise a jeté ses dernières forces pour faire aboutir ce travail », mis en ligne sur www.lechorepublicain.fr, le dimanche 6 juillet 2014.

Page créée le 5 juillet 2014, mise à jour le 12 juillet.

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2 commentaires pour “Françoise Lécuyer-Champagne nous a quittés. Des Amis du Perche témoignent …”

  1. jean CATESSON dit :

    Cette horrible nouvelle m’attriste profondément et je pense fort à mon ami Jacques.
    Jean CATESSON

  2. Yves Lebrec dit :

    J’ai travaillé pendant plus de deux ans à l’exposition avec Madame Lécuyer-Champagne et Gwenaelle, en prêtant les photos de ma collection et en collaborant au catalogue. J’ai tout fait pour l’aider à mener à bien ce projet qui fut repoussé maintes fois dans l’espérance de sa guérison. J’ai vu sa santé se détériorer, j’ai vu son courage dans la douleur profonde de la maladie quand elle venait travailler une après-midi sur le catalogue chez moi au Coudray… Quelle perte de savoir, quelle intelligence, quelle finesse, quelle rigueur dans le travail sont partis avec elle et quelle cruelle douleur pour la famille et pour le Perche.
    Bien chaleuresement à tous,
    Un Ami du Perche, Yves Lebrec.

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